83,3% des chefs d’entreprise sont heureux d’entreprendre en France malgré un Droit du Travail jugé trop risqué pour les start ups

22 janvier 2018 par srpressecommunication

A quel âge les entrepreneurs créent-ils leur entreprise ? comment ont-ils vécu cette expérience ? quelles sont les difficultés et facilités pour un chef d’entreprise en France ?, après leur création, quand ont-ils pu se verser un salaire ? correspond-ils à leurs attentes ?

Autant de questions auxquelles l’Incubateur Belle de Mai a tenté de répondre en interrogeant les start up qu’il accompagne depuis 18 ans. Des réponses parfois étonnantes et des chiffres encourageants : 83,3% des chefs d’entreprise sont heureux d’entreprendre en France grâce notamment au très fort potentiel dans les nouvelles technologies.

Des serials entrepreneurs plutôt jeunes et audacieux

Les entrepreneurs sont avant tout des hommes à 86%, plutôt jeunes. La majorité a créé son entreprise entre 30 et 40 ans (46%). Des chefs d’entreprise qui n’en sont pas à leur première expérience puisque 36,1% d’entre eux avaient déjà créé une première entreprise.

De formation supérieure, ils sont principalement titulaires d’un Bac +3 minimum (9% ont un Bac +3, 70% un Bac +5 et 17% un Doctorat) et préfèrent se lancer à plusieurs : dans 48,8% des cas 2 porteurs de projets ont présenté leur projet de création d’entreprise alors que 26,8% étaient seuls.

Les entrepreneurs démontrent une certaine forme de courage et d’audace et n’hésitent pas à quitter le confort et la stabilité d’un emploi pour tenter l’aventure entrepreneuriale avec la part de risques qu’elle comporte. En effet, 51% étaient salariés avant de créer leur entreprise. D’autres ont préféré créer leur propre job plutôt que de rester au chômage : 24,4% étaient demandeurs d’emploi.

Lourdeur administrative, complexité du Code du travail, charges trop importantes : les principaux freins pour une start up

Pour une grande majorité, la création de leur entreprise a été une expérience très positive et enrichissante avec un sentiment d’accomplissement et de fierté (66%). Les doutes et appréhension du début ont été levés grâce aux organismes d’accompagnement facilitant la création et toutes ses démarches. Malgré la complexité des informations nécessaires pour remplir des dossiers et le temps que cela demande, les nombreuses subventions et financements sont considérés par tous les entrepreneurs comme de précieux atouts pour créer plus sereinement et se focaliser sur un sujet : la création et le développement de leur innovation.

Des freins sont également mentionnés par les entrepreneurs qui déplorent une certaine complexité et lourdeur administrative, engendrant une perte importante d’énergie et de temps. Les embauches en CDI pourraient être facilitées avec un Code du travail plus souple et une législation qui ne changerait pas en permanence. Selon eux,  elles sont trop complexes fiscalement avec des risques trop importants pour des petites entreprises. Ils dénoncent l’engagement financier et les charges trop lourdes de ce type d’embauche, au contraire des emplois précaires ou CDD, poussés par différentes aides. Des charges qui, de manière générale, sont jugées trop lourdes, notamment en début de création, alors même que l’activité n’est pas toujours rentable.

Enfin, certains d’entre eux ont souligné la frilosité des investisseurs dans les secteurs innovants, et le fait qu’il y ait beaucoup d’organismes pour la création d’entreprise mais finalement peu pour la croissance et le développement.

En résumé, et malgré les freins soulevés, il est bon de créer son entreprise dans l’hexagone puisque à la question Etes-vous heureux d’entreprendre en France, 83,3% ont répondu oui.

Et le salaire dans tout çà ?                                    

L’argent n’est pas la principale motivation pour un chef d’entreprise car 50% seulement sont en mesure de se verser un salaire, salaire correspondant à leurs attentes pour 47% d’entre eux.

50% ont pu se rémunérer rapidement : entre 1 et 6 mois après la création de l’entreprise, avec un salaire correspondant à leurs attentes pour 37,5%. 31,25% ont pu le faire entre 1 et 3 ans après la création.

Pendant ce laps de temps, leurs sources de revenus étaient principalement les allocations chômage et RSA pour 39,39%, des prestations réalisées en freelance pour 27,27%, ou des économies 21,21%.

Les premiers clients ont été obtenus pendant la 1ère année pour 58,06%, et même avant la création pour 19,35%.

Quant au CA, il oscille les deux premières années de l’entreprise, entre 30 000 et 100 000€.

Le moral des entrepreneurs est relativement bon : 70,6% se disent confiants en l’avenir avec de bonnes perspectives pour leur entreprise. Leurs vœux pour l’année qui commence sont de doubler voire tripler leur CA.

 

Enquête réalisée par l’Incubateur Belle de Mai au 2ème semestre 2017 auprès d’un panel de 42 entrepreneurs.

DP

 

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